Mourir m’enrhume |
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1987 120 pages - 11 € |
Monsieur Théo était né pour mourir comme d’autres naissent pour danser ou pêcher la baleine. L’heure a sonné, enfin, après quatre-vingts ans, où il va pouvoir donner sa mesure. Chassé de son domicile, il trouve refuge chez Suzie Plock, veuve de son vieil ami Martial Plock, un imbécile. Là, il reçoit parfois la visite de Lise, petite complice délicate de son agonie, qui confond céleri et salsifis comme tout le monde.
Le Démarcheur |
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1989 128 pages - 13,50 € |
Monsieur Bénigne, successeur de son père à la tête d’une importante entreprise de pompes funèbres, ne tarit pas d’éloges sur Monge, leur vieux collaborateur. Grâce à lui, l’affaire est en pleine expansion. Tous les cimetières gagnent du terrain. Démarcheur infatigable, Monge piège le client jusque dans la rue et ne le lâche que lorsqu’il n’y a vraiment plus rien à faire pour lui.
Palafox |
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1990 192 pages - 11,43 € |
Certes, à première vue, tout laisse à penser que Palafox est un poussin, un simple poussin, puisque son œuf vole en éclats, un autruchon comme il en éclot chaque jour de par le monde, haut sur pattes et le cou démesuré, un girafon très ordinaire, au pelage jaune tacheté de brun, un de ces léopards silencieux et redoutables, volontiers mangeurs d’hommes, un requin bleu comme tous les requins bleus, assoiffé de sang, en somme un moustique agaçant de plus, avec sa trompe si caractéristique, un éléphanteau banal, mais bientôt on se prend à en douter. Palafox coasse. Palafox nous lèche le visage et les mains. Alors nos certitudes vacillent. Penchons-nous sur Palafox.
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octobre 2003 N°25 - 192 pages - 6,70 € |
Le Caoutchouc |
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1992 128 pages - 9,91 € |
Furne est un contestataire. La lumière et l’obscurité l’indisposent pareillement, toujours menacée l’une par l’autre, l’inutile complexité du corps l’afflige, la loi de la pesanteur l’indigne au-delà de toute expression, et il n’aurait pas davantage voté les autres si seulement on l’avait consulté. Furne caresse l’idée de réformer l’ordre des choses, qui ne lui convient pas. Sept collaborateurs ingénieux et tout dévoués l’aideront dans sa tâche. De nouveaux matériaux seront conçus, de nouvelles matières. Mais Furne tirera aussi partie de la soie, par exemple, ou du caoutchouc, l’inépuisable caoutchouc, si obéissant, si compatissant, et bonne pâte, le musculeux, le miraculeux caoutchouc.
La Nébuleuse Prix Fénéon 1993 |
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1993 128 pages - 13,50 € |
Et, par exemple, Crab ne garde aucun souvenir de sa propre naissance. Seul le témoignage de sa mère lui permet d’affirmer aujourd’hui qu’il est né effectivement, qu’il est effectivement de ce monde, et bien vivant. Mais doit-il s’y fier ? Les preuves du contraire ne manquent pas non plus. Crab aimerait savoir. Ce livre se propose de faire le point.
Réédition |
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septembre 2006 N°39 - 128 pages - 5,50 € |
Préhistoire |
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1994 176 pages - 11,89 € |
Puis il inventa l’écriture. Dès lors, impossible de reculer : l’homme entra dans l’Histoire. Mais il serait faux de croire que tout a commencé pour lui ce matin-là. Depuis longtemps, l’homme s’activait sur la Terre. Moins doué pour la vie de tous les jours que les animaux, ses voisins, bisons, chevaux, mammouths, dont la paisible assurance et le sens pratique l’impressionnaient fortement, il en fit les héros de ses fresques rupestres — grandes figures éternelles, déjà vieilles de vingt ou trente mille ans, que l’on ne saurait donc comparer sans sourire à nos récentes peintures sur toile, démodées avant d’être sèches.
La grotte de Pales s’ouvre ainsi sur un réseau de galeries richement ornées. On la visite. Le narrateur de cette histoire, quand elle commence, vient justement d’être nommé au poste vacant de guide et gardien du site. Il tarde pourtant à prendre ses fonctions. Quelque chose le retient.
Un fantôme |
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1995 160 pages - 11,89 € |
Dans tout autre livre, Crab serait un personnage secondaire, le cadavre déjà froid autour duquel se développerait la passionnante intrigue policière, un homme de troupe, une silhouette au loin, la mule de Sancho Pança, un bruit de pas dans la nuit. On prêterait à peine attention à lui, méprisé par l’auteur et par les autres personnages, le lecteur même serait sans doute tenté de l’employer à tourner les pages. Crab est le héros unique de ce livre. Il se conduira comme tel jusqu’au bout, à la surprise générale.
Au plafond |
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1997 160 pages - 14,80 € |
L’homme qui nous livre ici son témoignage porte en permanence et très naturellement une chaise retournée sur la tête, ce qui lui vaut depuis toujours bien des déboires et des railleries, mais aussi, tout à coup, l’enviable privilège de plaire à Méline. Celle-ci l’invite même à s’installer chez elle avec ses vieux amis. Cependant, l’envahissante présence des parents de la jeune fille les oblige à se transporter au plafond, où les conditions de vie se révèlent d’ailleurs excellentes et en tout point meilleures qu’au sol. On se demande alors pourquoi Méline hésite à les rejoindre là-haut.
L’Œuvre posthume |
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1999 192 pages - 13,50 € |
Il est évidemment inutile de rappeler ici qui fut Thomas Pilaster, écrivain tant aimé, dont la mort brutale a fait de nous tous de lamentables orphelins. Mince contrepartie, les sept textes inédits rassemblés dans ce volume, que présente et annote son excellent ami, Marc-Antoine Marson, le poète, avec un sens aigu de la nuance critique qui lui permet de tempérer son admiration et de ne jamais verser naïvement dans l’hagiographie, laissant par aillleurs deviner l’histoire surprenante et complexe de leur amitié. Ses commentaires inspirés ressuscitent surtout pour notre plus grand bonheur la compagne de Pilaster, Lise, et contiennent quelques révélations qui devraient faire du bruit sur le rôle exact qu’elle a joué dans la vie et l’œuvre de l’écrivain.
Les Absences |
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2001 256 pages - 15,09 € |
De James Cook, dont le navire The Adventure quitta Plymouth pour les mers australes le 13 juillet 1772, qui découvrit la Nouvelle-Zélande et Tahiti, navigateur infatigable et digne de Napoléon pour l’esprit de conquête, affichant d’ailleurs le même petit air fat et borné, il ne sera pour ainsi dire pas question dans ce livre, comme son titre très honnêtement nous en avertit. C’est jouer franc jeu. En revanche, comme partout où le capitaine Cook n’osa s’aventurer par crainte de trop grands périls, on y rencontrera notre homme, curieux personnage, comme chez lui dans ces contrées où tout peut arriver : deux femmes naître attachées par les cheveux et traverser l’existence ainsi sans se soucier l’une de l’autre, un vieux préhistorien perdre la mémoire de tous les événements postérieurs au paléolithique, ou encore un ermite distrait périr par noyade dans les sables du désert.
Du hérisson |
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mars 2002 256 pages - 15 € |
Son visage exprime une ferme résolution. Ses gestes sont brefs et précis. Sa main ne tremble pas. Il joue pourtant sa vie dans cette affaire. Il est écrivain et, ce soir, il se propose d’écrire son autobiographie. Sur sa table se trouve rassemblé tout le matériel nécessaire, du papier, un crayon, une gomme, un hérisson. Qui n’a rien à faire là, ce dernier, vous avez raison. Dont la présence incongrue est même un vrai mystère. Mais l’effet de surprise s’estompe vite. Place à la colère. Ce hérisson naïf et globuleux est une calamité. Si doué soit-il lui-même pour l’introspection vicieuse et le repli sur soi compulsif, il contrarie grandement et déroute l’ambitieux projet autobiographique de l’écrivain. D’où sort-il, ce nuisible animal, renifleur, bruyant, hirsute, insaisissable, que cherche-t-il ici ? Que me veut-il ?
Le Vaillant Prix Wepler 2003 |
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octobre 2003 256 pages - 15 € |
On se croyait quitte de ces sornettes, pour parler franc. L’enfance est derrière nous. Et le conte du vaillant petit tueur de mouches est une vieille histoire. Or voici qu’un écrivain prétend soudain devenir l’auteur conscient et responsable qui fait défaut à celle-ci, enfantée négligemment par l’imagination populaire, soumise à tous les avatars de la tradition orale puis recueillie en ce lamentable état par les frères Grimm au début du XIXe siècle. Il a des ambitions. Il compte bien élever le frêle personnage qui en est le héros au rang de figure mythique. Noble projet, mais quel est-il, ce héros, le vaillant petit tailleur ou l’écrivain lui-même ? Dans un monde fabuleux, peuplé de géants et de licornes, cette dernière hypothèse pourrait être moins extravagante qu’il n’y paraît.
Scalps Fata Morgana Dessins
de |
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mars 2004 80 pages - 13 € |
Sans doute ne peut-on éternellement demeurer sans réagir. Notre être simple et gauche, on le dirait bâti pour être submergé. Sa peau est fine, sans étanchéité. Il a neuf trous dans sa coque. L’angoisse venue du dehors a tôt fait de le couler. Les textes réunis dans ce volume consignent les réactions épidermiques d’un sujet aux prises avec l’angoisse, laquelle s’incarne en des personnages suffisants ou bornés dont l’aplomb le renvoie sans cesse à ses propres défaillances, à son hésitation, à son naufrage. C’est justement cet aplomb qu’il va défier et combattre. Chaque texte décrit avec insistance une séquence brève dans laquelle s’expose douloureusement ou comiquement ce conflit. Simultanément, deux réalités incompatibles tentent d’occuper le terrain. L’être simple et gauche, prisonnier de celle qui toujours finissait par céder, va se débattre cette fois, avec plus ou moins de réussite, avec quoi qu’il en soit une opiniâtreté inhabituelle et notable. Au terme de la lutte, il sera mort peut-être, mais quelques scalps orneront sa ceinture.
Oreille rouge |
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février 2005 160 pages - 14 € |
Cet écrivain aime sa chambre, sa table, sa chaise, dans la pénombre : on l’envoie en Afrique où sont les lions, dans le soleil. Que va-t-il chercher là-bas ? Un grand poème, dit-il. Ou ne serait-ce pas plutôt l’inévitable récit de voyage que tant d’autres avant lui ont rapporté ? On l’a lu déjà, et relu. L’auteur va prétendre que des indigènes l’ont sacré roi de leur village. Il aura percé à jour les secrets des marabouts et appris de la bouche d’un griot vieux comme les pierres quelque interminable légende avec métamorphoses. Le pire est à craindre. Par bonheur, l’aventure tourne court. L’hippopotame se cache. L’Afrique curieusement ne semble guère fascinée par le courageux voyageur. En revanche, celui-ci prend des couleurs : est-ce le soleil ou la honte ? Nous l’appellerons Oreille rouge.
Réédition |
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septembre 2007 N°44 - 160 pages - 6,50 € |
D’attaque Collection Entre-deux 38 illustrations couleurs |
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octobre 2005 98 pages - 18 € |
Un jour, Gaston Chaissac a saisi un pinceau. Que se passa-t-il alors ? Rien. Nulle foule rassemblée, nulle pluie d’étoiles, nul craquement sinistre de la machine du monde. Je m’étonne décidément que les gestes les plus importants ne soient jamais perçus comme tels aussitôt par quelqu’une des innombrables antennes sensibles qui vibrent dans les airs. La nuit tomba sur ce jour comme sur tous les autres, avec indifférence. Le lendemain, enfin, les ennuis commencèrent. Voici le peintre maigre à la recherche d’un peu de santé pour lui-même. Mais c’est le monde alentour qui reprend des couleurs. Regardez-les : les tableaux de Chaissac ne seront jamais ces marqueteries desséchées devant quoi l’esthète se prosterne, dont le souffle bavard décolle une à une les écailles. Les peintures des enfants ne sont pas si pimpantes, et pourtant, sommes-nous assez obtus encore pour n’y rien comprendre et ne rien voir de la solitude et de l’effroi de l’homme né dans un cerne noir ?
Démolir Nisard Bourse
Thyde Monnier 2006 |
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septembre 2006 176 pages - 14 € |
Pour se connaître enfin soi-même, il n’est pas de meilleur moyen que de connaître bien son ennemi. Ordinairement, celui-ci ne fait pas mystère de sa personne : on ne voit et on n’entend que lui partout. Mais le narrateur de ce livre va devoir s’employer à débusquer le sien, mort en 1888 et oublié presque aussitôt. Désiré Nisard, critique littéraire académique et compassé, sermonneur versatile, n’en a pour autant pas fini de nuire. Il a pesé de tout son poids sur la trame légère des jours comptés à l’humanité. Il a contribué au malheur de celle-ci, aujourd’hui encore accru par les fatales conséquences de ses moindres opinions et petits gestes mesquins. Tout cela appelle une juste vengeance. Désiré Nisard doit disparaître. L’idéal serait qu’il n’ait jamais vécu. La plus infime trace de son existence sera effacée. Ce livre entend lui régler son compte une bonne fois.
Commentaire Fata Morgana Dessins
de |
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avril 2007 74 pages - 13 € |
Nous ne connaîtrons jamais notre squelette. Parfois, une fracture ouverte nous en donne une vue partielle et décevante puisque c’est là précisément qu’ il a cassé, alors que nous aimons de lui sa dureté si secourable à nos chairs défaillantes, le jeu délicat de ses articulations et son sourire imperturbable sous nos plus tristes moustaches. Nos moindres gestes pourtant le mettent à l’épreuve. Ainsi la main qui écrit engage une partie d’osselets qui vaut aussi pour elle-même, indépendamment des tableaux que les mots ordonnent. Voici, rassemblées dans ce volume, quelques-unes de ces parties, gagnées ou perdues, qu’ importe.
Sans l’orang-outan |
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septembre 2007 192 pages - 14 € |
Nous ne soupçonnions pas l’importance de l’orang-outan dans l’organisation générale du monde ni que tout tenait ensemble grâce à lui, à son action discrète mais décisive. C’était lui, le subtil rouage. Il a suffi qu’il disparaisse pour que tout flanche. Comment vivre sans lui ? Essayons.
L’autofictif |
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janvier 2009 256 pages - 15 € |
« En septembre 2007, sans autre intention que de me distraire d’un roman en cours d’écriture, j’ai ouvert un blog, quel vilain mot, j’ai donc ouvert un vilain blog et je lui ai donné un vilain titre, plutôt par dérision envers le genre complaisant de l’autofiction qui excite depuis longtemps ma mauvaise ironie.
Rapidement j’ai pris goût, et même un goût extrême, à cet exercice quotidien d’intervention dans le deuxième monde que constitue aujourd’hui Internet et à ces petites écritures absolument libres de toute injonction.
Mon identité de diariste est ici fluctuante, trompeuse, protéiforme. Je me considère à mon tour comme un personnage, je bascule entièrement dans mes univers de fiction où se rencontre aussi, non moins chimérique, le réel. Je ne m’y interdis rien, c’est le principe, ni la sincérité ni la mauvaise foi, ni même à l’occasion l’assassinat.
Ces pages pourront être lues ainsi comme la chronique nerveuse ou énervée d’une vie dans la tension particulière de chaque jour. »
En territoire Cheyenne Fata Morgana Illustrations
de |
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mai 2009 12 € |
Notre sol est meuble, et nous pesons. Sans doute aurions-nous aimé laisser de notre passage des traces plus remarquables que le dessin d’un pied sur les surfaces où nous évoluons si souvent à notre avantage. Le vent nous décoiffe quelquefois avec art, mais cela aussi sera oublié. Seules ces empreintes signent notre présence. Ce bipède ne tenait pas en place, voilà tout ce qui sera su de nous. Pour nous étreindre ou nous anéantir, amis et ennemis n’auront d’autre choix que de remonter cette piste.
Choir |
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janvier 2010 272 pages - 19 € |
L'île de Choir est un écueil de terre rude, hostile, inclément, et nous, ses habitants infortunés, de toutes nos forces nous le haïssons, nous le honnissons, nous le maudissons. Tous, nous rêvons de partir. Impitoyablement, nous sommes retenus par ses sables et ses boues. Il se raconte pourtant qu'un ancêtre, Ilinuk, né avec une difformité formidable, parvint à s’en arracher pour rejoindre le ciel. Un de ses anciens compagnons vieux comme l’orage et la cendre endort nos douleurs et calme nos plaintes avec le récit de sa vie prodigieuse. Ilinuk a promis de revenir nous chercher. Nous vivons depuis pour cette seule espérance. Et nous guettons son retour, ne cessant de scruter le ciel que pour haïr, honnir et maudire le sol de Choir.
L’autofictif voit |
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janvier 2010 256 pages - 15 € |
Il se vante d’avoir assisté au dernier meeting de Raymond Barre, je n’y étais pas, mais ce même jour j’ai vu une loutre qui fendait lentement les eaux calmes de la Briance et, du coup, allez comprendre ça, moins vif est mon regret d’avoir raté le dernier meeting de Raymond Barre ce jour-là.